Les différents types d’inondations de l’État des Risques et Pollutions

Dans l’État des Risques et Pollutions (ERP) remis par le propriétaire actuel, le risque d’inondations y est directement évoqué. On y retrouve plusieurs informations comme le type d’inondations, le lieu, la date et d’autres renseignements complémentaires. Le type d’inondations demande une attention toute particulière. Remontée de nappe ou inondation suite à un orage, l’inondation ne sera pas la même. Quels sont les types d’inondations et lesquels sont prises en compte par l’État des Risques et Pollutions (ERP, ex-ERNMT) ? Voici quelques explications.
Les différents types d’inondations de l’État des Risques et Pollutions

1/ Les inondations dites “naturelles” intégrées à l’État des Risques et Pollutions (ERP)

Habitation principale, résidence secondaire, investissement locatif ou location : quel que soit l’objectif du bien immobilier, l’ERP est un indispensable. Avec les changements climatiques que nous connaissons actuellement, les catastrophes naturelles se sont multipliées ces dernières années. Les inondations en font malheureusement parties. Soyez donc particulièrement vigilants sur la partie “risque d’inondations” (dans la partie “risques naturels” dans l’État des Risques et Pollutions (ERP, ex-ERNMT). Contrairement au risque d’avalanches qui est bien spécifique, le risque d’inondation a la particularité de toucher l’ensemble des régions.

En réalité, une inondation peut avoir plusieurs causes. Elle peut être :

  • d’origine humaine : un locataire ou un propriétaire qui ferme mal un robinet.
  • d’origine technique : une canalisation qui cède ou encore une machine à laver qui fuit.
  • ou d’origine naturelle : une tempête, une crue de rivière ou de fleuve, un orage...

L’État des Risques et Pollutions (ERP) étudie, informe et communique sur les risques d’inondations. Or, il est important de préciser que seuls les risques dits naturels sont retranscrits dans ce document.

Pour visualiser les informations communiquées dans l’ERP sur le risque d’inondation, en voici un exemple :

2/ Les différents types d’inondations de l’État des Risques et Pollutions (ERP)

Le gouvernement a identifié plusieurs types d’inondations dites “naturelles”. A ce jour, nous comptons 4 grands types d’inondations :

Inondation par la montée lente des eaux en plaine ou par remontée de nappe (nappe affleurante).

Malheureusement, ce type d’inondations est bien connu. Ces inondations sont considérées comme des inondations lentes. Le niveau de l’eau de la rivière monte progressivement, souvent suite à plusieurs jours consécutifs de pluie. Ces inondations prennent le temps de s’installer et prennent souvent le même temps pour disparaître. Il en est de même avec le niveau des nappes phréatiques qui, après une longue période humide, peuvent déborder et prendre plusieurs semaines, voire des mois, à retrouver leur niveau d’eau habituel.

Inondation par la formation de crues torrentielles suite à de violentes averses

Ce type d’inondations est directement lié à des phénomènes météorologiques exceptionnels (orage, tempête, épisode méditerrannéen…). Cependant, leur fréquence augmente considérablement. Les actualités nous prouvent (trop) régulièrement que ce type d’inondations est de plus en plus courant. Les images des inondations de Vaison-la-Romaine qui ont ainsi causé 47 morts en 1992 restent en mémoire. Il en sera de même avec l’épisode méditerranéen de ce 3 octobre 2020 dans les Alpes-Maritimes. Une pluie diluvienne s’est abattue sur la région. En 24h, il est tombé jusqu’à 500 mm d’eau, alors que les précédents épisodes étaient autour de 200 mm.

Inondation par le ruissellement urbain et agricole

Que ce soit en milieu urbain ou en milieu agricole, la mise en place et l’entretien régulier des infrastructures pour écouler les eaux pluviales sont indispensables. D’autant plus lorsque la région est soumise à des pluies régulières. Dans les villages et villes, les bâtiments, les routes et les parkings recouvrent le sol. Le réseau d’assainissement des eaux pluviales est là pour diriger l’eau. Un égout bouché ou des rigoles encombrés peuvent provoquer des inondations et créer des dégâts sur des biens immobiliers.

La submersion marine

La submersion marine concerne uniquement les zones côtières, proche de la mer. Liées à de mauvaises conditions météorologiques (tempête, vents de forte intensité associés à une basse pression atmosphérique…), la mer peut monter jusqu’à atteindre et submerger les digues. Si certaines habitations sont proches, elles peuvent aussi être touchées par ce type d’inondations. Ces inondations ne durent pas plus que quelques jours. Ce phénomène est souvent appelé submersion par débordement (le niveau de l’eau est supérieur), submersion par franchissements (la houle amène l’eau sur les terres par des vagues) ou encore submersion par rupture du système de protection (digue, falaise…). Une chose est sûre : ce type d’inondations risque d’être de plus en plus fréquent dans les prochaines années avec le réchauffement climatique.

L’Etat des Risques et Pollutions (ERP) est donc essentiellement concentré sur les risques d’inondations naturelles bien spécifiques. Avec le réchauffement climatique et l’urbanisation, le risque d’inondations devient un point essentiel de l’ERP (ex-ERNMT). Les inondations seront de plus en plus fréquentes et chacun se sentira concerné. L’ERP nous aide et nous aidera à informer des inondations passées, en toute transparence.

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