Immobilier : qu’est-ce que le risque de sécheresse géotechnique ?

Les sécheresses sont un phénomène naturel de plus en plus courant. La sécheresse peut créer de nombreux dégâts sur les terrains immobiliers. D’où la nécessité d’alerter les futurs propriétaires par un document officiel qui recense les risques de sécheresse. Ce document officiel porte le nom d’ERP : État des Risques et Pollutions (ancien ERNMT). Les phénomènes de sécheresse, eux, sont désignés sous le nom de “sécheresse géotechnique”. Découvrez ce risque lié au phénomène climatique de la sécheresse.
Immobilier : qu’est-ce que le risque de sécheresse géotechnique ?

1/ Le risque de sécheresse géotechnique, qu’est-ce que c’est ?

Ces dernières années, la France a connu plusieurs phénomènes naturels de sécheresse. Les Mairies ont d’ailleurs multiplié les demandes de déclaration de catastrophes naturelles. Il est certain que ces sécheresses transforment notre territoire. Les sols se modifient et nos biens immobiliers peuvent être touchés indirectement.

Le phénomène de sécheresse, connu sous plusieurs noms

Peut-être verrez-vous le phénomène de sécheresse exprimé différemment, dans des termes assez variés comme :

  • retrait-gonflement des sols argileux,
  • sécheresse géotechnique,
  • ou encore sécheresse liée à la présence de sols argileux.

Officiellement, l'État des Risques et Pollutions (ERP - ERNMT) a retenu le nom de “sécheresse géotechnique”. Peut-être parce qu’il s’agit du plus court, nous direz-vous ? Peut-être bien…

Quels sont les dégâts provoqués par la sécheresse géotechnique ?

Le risque de sécheresse géotechnique est mentionné dans l’Etat des Risques et Pollutions (ERP, ERNMT) car elle peut provoquer des dégâts sur des parcelles cadastrales.

Comme ses différentes dénominations l’évoquent, la sécheresse géotechnique a lieu sur des sols argileux, plus sensibles aux transformations du sol.

Une sécheresse géotechnique laisse des traces comme:

  • des fissures sur les façades, les terrasses, les allées ou encore des escaliers extérieurs,
  • le décollement de bâtiments secondaires attachés au bâtiment principal,
  • la distorsion au niveau des portes et fenêtres,
  • la mise en compression de canalisations enterrées et les fissurations de murs de soutènement.

Ces dégâts touchent souvent directement à la sécurité du bâtiment. Et c’est là que la prévention du risque de sécheresse géotechnique prend tout son sens. De plus, les dégâts liés au retrait et au gonflement des sols sont particulièrement coûteux. Des réparations dont les propriétaires se passeraient bien.

Vous remarquerez que ces dégâts concernent uniquement de l’immobilier, et non des terrains agricoles.

2/ Le Plan de Prévention des Risques, la base du risque de sécheresse géotechnique pour l’ERP (ERNMT)

Il est parfois appelé par son diminutif ou acronyme : PPR. Plan de Prévention des Risques. Ce document ministériel existe pour prévenir, informer et alerter les locataires et propriétaires.

Le Plan de Prévention des Risques pour la sécheresse géotechnique a bien 2 objectifs principaux :

  • définir plus précisément, dans chaque commune, les zones géographiques plus exposées au risque de retrait-gonflement des argiles ;
  • obliger les autorités locales à mettre en place les actions nécessaires et préconisées pour réduire ce risque existant et connu. Un des exemples les plus connus : limiter les autorisations de construction dans ces zones identifiées comme à risque.

Zoom sur le risque immobilier de sécheresse et les constructions immobilières

Lors de la construction d’un immeuble, il existe 2 points à connaître. Tous les deux sont liés à la loi ELAN :

  • au moment de la vente du terrain, le vendeur doit fournir un diagnostic du sol.
  • au moment de la construction, l'acheteur doit fournir une étude géotechnique au constructeur pour que celui-ci applique les préconisations demandées. Ancrage, chaînage, joints de rupture…

Cette loi ELAN vient compléter l'État des Risques et Pollutions (ERP, ex-ERNMT). Il permet de mieux maîtriser le développement urbain et de prévenir de futurs dégâts immobiliers que pourraient connaître la population française.

3/ Le risque de sécheresse dans l’Etat des Risques et Pollutions (ERP ERNMT)

Le risque de sécheresse géotechnique est mentionné assez rapidement dans l’Etat des Risques et Pollutions. A vrai dire : il fait partie des premiers risques analysés.

Dans la section des risques naturels, on y retrouve le risque de sécheresse géotechnique, aux côtés du risque de mouvements de terrain, d’avalanches, de cyclones et autres. Il est étudié dans le cadre du Plan de Prévention des Risques Naturels (PPRn). En effet, comme ses confrères, le risque de sécheresse est une conséquence de phénomènes météorologiques passés. Le changement climatique que nous connaissons ne fera qu’accentuer l’importance de l’analyse des risques naturels.

Et pour interpréter l’analyse du risque de sécheresse géotechnique ? C’est assez simple : soit le risque de sécheresse existe, soit il n’existe pas. Sur l’Etat des Risques et Pollutions (ERP, ex-ERNMT), il s’agit tout simplement d’une case cochée… ou non. Si cochée, le risque existe. Si elle n’est pas cochée, le risque n’existe pas.

Il est temps de savoir s'il existe un risque naturel de sécheresse géotechnique pour votre parcelle cadastrale et votre immeuble. Vous souhaitez voir un exemple d’ERP avant de commander ? Voici un exemplaire de formulaire :

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