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Radon : quelles différences entre les normes internationales et la norme française ?

Radon : quelles différences entre les normes internationales et la norme française ?
Radon : quelles différences entre les normes internationales et la norme française ?
Mieux comprendre les différences entre recommandations internationales et obligations françaises sur le radon.
France ERP intervient sur toute la France pour editer vos états des risques et pollutions.
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Le radon fait aujourd’hui l’objet d’une attention croissante dans le domaine de la santé publique et de l’immobilier. D’ailleurs, c’est devenu un point clé de l’État des risques et pollutions (ERP). Gaz radioactif naturel, le radon est reconnu comme un facteur de risque majeur pour le cancer du poumon lorsqu’il s’accumule dans les bâtiments. Pour encadrer cette exposition, plusieurs normes ont été établies à l’échelle internationale avant d’être adaptées par chaque pays, dont la France. Cependant, une confusion persiste souvent entre les normes internationales, fondées sur des recommandations sanitaires, et la norme française, qui repose sur un cadre réglementaire précis et juridiquement opposable. Pour les particuliers, comprendre ces différences permet de mieux évaluer les risques et les actions à mener. Pour les professionnels de l’immobilier, cette distinction est essentielle afin de sécuriser les transactions, respecter les obligations légales et accompagner ses clients avec des prestataires fiables. Ici, nous vous proposons un éclairage pour mieux comprendre et comparer ces deux niveaux de normes.

Normes internationales sur le radon : une approche fondée sur la santé

Une logique de recommandation, non contraignante

Les normes internationales relatives au radon reposent avant tout sur des recommandations sanitaires. Elles sont élaborées par des organismes scientifiques et de santé publique, dont l’objectif principal est de limiter l’exposition des populations à long terme.

Ces normes n’ont pas de valeur juridique directe. Elles servent de référence scientifique et de base de réflexion pour les États, mais ne créent pas, en elles-mêmes, d’obligations légales pour les particuliers ou les professionnels.

Le seuil recommandé par l’OMS

Au niveau international, l’Organisation mondiale de la santé a défini un niveau de référence recommandé de 100 Bq/m³ dans les logements. Ce seuil correspond à un objectif de protection sanitaire optimal. En d’autres termes, si la présence du radon dépasse les 100 Bq/m³, il existe un risque pour la santé des habitants d’un bien immobilier.

Toutefois, l’OMS reconnaît que ce niveau n’est pas toujours atteignable, notamment dans les zones géologiques très exposées. Elle admet donc un seuil maximal de 300 Bq/m³, au-delà duquel des actions correctives sont fortement conseillées.

Cette différence entre le seuil de référence recommandé et le seuil de référence maximal est fondamentale :

  • 100 Bq/m³ = objectif sanitaire idéal
  • 300 Bq/m³ = limite supérieure tolérée

Aujourd’hui, cette notion touche les diverses zones géographiques mondiales. En effet, ces seuils chiffrés influencent directement la construction des normes nationales.


L’approche européenne : un cadre intermédiaire

De la recommandation à l’harmonisation

L’Union européenne s’est appuyée sur les travaux de l’OMS pour élaborer un cadre commun à ses États membres. L’objectif n’est plus uniquement sanitaire, mais également réglementaire et préventif.

La directive Euratom 2013/59 impose aux pays européens de définir un niveau de référence national, sans dépasser 300 Bq/m³, pour :

  • les logements,
  • les lieux de travail,
  • les établissements recevant du public.

Contrairement aux normes internationales, cette directive engage juridiquement les États membres de l’Union Européenne, mais leur laisse une marge de manœuvre dans la mise en œuvre concrète de leur norme nationale.

Une obligation de moyens, pas de résultats

La directive européenne n’impose pas une obligation systématique de travaux ou de diagnostics pour tous les bâtiments. Elle demande aux États de :

  • identifier les zones à risque,
  • informer la population,
  • prévoir des actions lorsque les seuils sont dépassés.

Cette notion est importante à comprendre. La Responsabilité de l’Etat est engagée sur les moyens d’accès à l’information et sur l’accompagnement en cas de dépassement. Comprendre ce cadre européen permet de mieux comprendre le cadre dans lequel la France a construit sa propre réglementation.


La norme française sur le radon : une logique réglementaire

Un seuil unique et opposable

La France a retenu un seuil réglementaire de 300 Bq/m³, en cohérence avec la directive européenne. Contrairement aux recommandations internationales, ce seuil est juridiquement opposable dans certains contextes.

Il ne s’agit plus seulement d’un conseil sanitaire, mais d’un niveau de référence déclenchant des obligations, notamment pour certains bâtiments et activités professionnelles.

Une différence majeure avec les normes internationales

La principale différence entre la norme française et les normes internationales réside dans leur portée juridique :

  • Les normes internationales fixent des objectifs de santé publique.
  • La norme française définit un cadre légal avec des responsabilités clairement identifiées.

En France, le dépassement du seuil n’est pas neutre. Il implique une analyse, une information et, dans certains cas, la mise en œuvre d’actions correctives. Pour mettre en place la norme française et respecter le cadre européen, il a fallu d’abord commencer par un zonage clair. 


Le zonage de l'exposition au radon : une spécificité française

Une cartographie officielle du risque

Contrairement aux normes internationales, la France a introduit un zonage réglementaire du territoire, basé sur le potentiel radon des sols. Trois zones ont été définies :

  • Zone 1 : potentiel radon faible,
  • Zone 2 : potentiel radon faible à moyen,
  • Zone 3 : potentiel radon significatif.

Ce zonage constitue un outil clé et essentiel pour l’application concrète de la norme française. Sans ce zonage, il est impossible d’appliquer la loi française et d’enclencher les obligations prévues par celle-ci. .  

Un impact direct sur les obligations

La présence d’un bien immobilier en zone 3 ne signifie pas qu’il dépasse automatiquement les seuils. En revanche, elle entraîne une obligation d’information renforcée, une vigilance accrue lors des transactions et des obligations spécifiques pour certains établissements.

Cette approche territorialisée n’existe pas dans les normes internationales, qui s’appliquent de manière globale et théorique.


Logements, lieux de travail et ERP : des règles différentes

Les logements : information avant obligation

Pour les logements, la norme française privilégie encore une logique d’information et de prévention. Le radon est intégré via l’ERP (Etat des Risques et Pollutions) qui est remis lors de la transaction immobilière. Ce document informatif devient un élément clé lorsqu’il souligne qu’un bien immobilier se situe en zone 3.

La différence avec les normes internationales est ici nette :

  • à l’international, la mesure est fortement recommandée,
  • en France, l’information sur le risque est réglementée, notamment lors des ventes et locations.

Les Établissements Recevant du Public et lieux de travail : une contrainte renforcée

Pour certains établissements recevant du public et lieux de travail, la norme française impose :

  • des mesures obligatoires,
  • des actions correctives si le seuil est dépassé,
  • un suivi dans le temps.

Cette approche va bien au-delà des normes internationales, qui se limitent à des recommandations générales.


Les enjeux pour les professionnels de l’immobilier

Norme internationale, norme européenne, norme française : pour un professionnel de l’immobilier, il est essentiel de comprendre la hiérarchie des normes. Notaires, agents immobiliers et diagnostiqueurs, distinguez bien :

  • Ce qui relève d’une recommandation internationale,
  • Ce qui constitue une obligation réglementaire française.

Une confusion entre ces deux niveaux peut conduire à une mauvaise information des clients ou à une prise de risque juridique.

Autre point important : sécurisez au maximum les transactions à partir des contraintes fixées aux différents niveaux. La norme française impose une information claire sur le potentiel radon, notamment en zone 3. Les professionnels doivent donc :

  • identifier correctement la situation du bien,
  • s’appuyer sur des mesures fiables si nécessaire,
  • orienter vers des prestataires compétents comme France ERP.

Cette démarche va bien au-delà des exigences internationales, mais elle constitue une garantie de sérieux et de transparence.


Pourquoi la France fait-elle le choix d’une norme plus structurée ?

En comparant la norme nationale avec la norme internationale, nous constatons que la France a choisi d’aller plus loin que les simples recommandations internationales. Quelles sont les raisons de cette décision ?  Nous pouvons évoquer :

  • la diversité géologique du territoire,
  • la présence de zones fortement exposées,
  • la volonté de réduire durablement les risques sanitaires.

En transformant une recommandation scientifique en cadre réglementaire, la norme française vise à inscrire la gestion du radon dans une logique de long terme, au même titre que les autres risques environnementaux.



La différence entre les normes internationales et la norme française sur le radon tient avant tout à leur finalité et à leur portée. Là où les normes internationales fixent des objectifs sanitaires globaux, la France a construit un dispositif réglementaire précis, territorialisé et juridiquement opposable. Pour les particuliers, cette distinction permet de mieux comprendre pourquoi certaines informations sont obligatoires et pourquoi des actions peuvent être nécessaires. Pour les professionnels de l’immobilier, elle souligne l’importance de maîtriser le cadre français tout en s’appuyant sur les références internationales. Dans ce contexte, le recours à des prestataires de confiance, capables d’interpréter correctement les normes et d’accompagner efficacement les acteurs, constitue un enjeu central majeur pour accompagner ses clients et assurer ses transactions immobilières. 

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